La fusion nucléaire, souvent qualifiée d'énergie « toujours à 30 ans », a fait des progrès spectaculaires en 2026. Plusieurs acteurs privés affirment avoir atteint le seuil de rentabilité énergétique et prévoient des centrales commerciales d'ici 2030.

ITER : le géant international avance

Le projet ITER, situé à Cadarache dans le sud de la France, a atteint une étape historique en mai 2026 : le premier plasma haute énergie. Le tokamak géant de 23 000 tonnes a successfully produit un plasma maintenu pendant 6 minutes à 150 millions de degrés. C'est un record mondial qui prouve que la technologie tokamak peut fonctionner à l'échelle industrielle.

Le directeur général d'ITER, Pietro Barabaschi, a déclaré que « la démonstration de la faisabilité technique est désormais acquise. Le défi restant est l'ingénierie et le coût. »

Commonwealth Fusion Systems : la promesse américaine

Le spin-off du MIT a levé 3 milliards de dollars et construit le tokamak SPARC, qui a démontré en 2025 un gain énergétique Q>2 (plus d'énergie produite que consommée). Le PDG Bob Mumgaard annonce la construction de la première centrale commerciale, ARC, en Virginie, avec une mise en service prévue en 2029.

Les start-ups françaises

La France est devenue un hub mondial de la fusion nucléaire privée. La start-up Renaissance Fusion, basée à Grenoble, développe un tokamak à aimants supraconducteurs haute température qui pourrait réduire les coûts de construction de 50%. GeneHaas Fusion à Cadarache travaille sur un stellaire compact à haute performance.

Le potentiel énergétique

Une seule centrale à fusion pourrait alimenter 2 millions de foyers avec un carburant quasi-infini : l'eau de mer. Les déchets radioactifs sont minimes et de courte durée de vie. Si la fusion nucléaire devient reality, elle pourrait résoudre à la fois la crise énergétique et le changement climatique.

Mais les sceptiques rappellent que des promesses similaires ont été faites dans les années 1990 et 2000. La patience reste de mise.

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